Chine - Yémen - Iran : La Chine, médiateur en mer Rouge
Les États-Unis font fausse route quand ils demandent à la Chine d’intervenir auprès de l’Iran pour que les rebelles houthis mettent fin à leurs frappes de navires en mer Rouge. Ce n’est pas vers l’Iran que la Chine va se tourner, mais vers l’État des houthis, la république du Yémen, un État religieux qui se voit invulnérable et qui, avec ces frappes, entend punir l’Amérique et Israël agresseur à Gaza. Le Yémen a été l’un des premiers pays à reconnaître la Chine en 1956. La Chine va l’aider à tirer pleinement parti de ses ressources pétrolières et sera en appui quand il se reconstruira. Elle devrait obtenir en échange un point d’ancrage stratégique à l’extrémité sud du Yémen, un point de contrôle des flux traversant le détroit de Bab el Mandeb.
FAITS
Le 26 janvier 2024, à en croire l’officieux Global Times, citant des médias occidentaux, les États-Unis ont demandé à la Chine d’exhorter Téhéran à maîtriser les militants houthis pro-iraniens qui attaquent les navires commerciaux transitant dans la mer Rouge. Une demande rendue nécessaire par le peu de résultats de l’opération Prosperity Guardian, des tirs de représailles anglo-américains visant les sites de missiles des installations militaires et désormais des villes en zone houthie.
Global times prend positivement acte de cette demande mais ajoute : « Si les États-Unis souhaitent coopérer avec la Chine pour parvenir à une résolution pacifique de la crise de la mer Rouge, leur message serait mieux reçu si, dans le même temps, Washington ne dénonçait pas les contacts que Pékin entretient avec Téhéran1 ». Toujours est-il qu’en ce début d’année 2024, des navires sont toujours victimes de frappes houthies. Comme le déplore la presse occidentale, de misérables terroristes du fond des déserts tiennent têtes aux forces conjointes des États-Unis et du Royaume-Uni.
ENJEUX
La Chine, implantée à l’entrée du détroit de Bab el Mandeb, nouveau parrain en mer Rouge.
COMMENTAIRES PROSPECTIFS
Peut-on croire qu’il est possible de mettre fin à des affrontements qui mettent à mal près de 15 % du trafic maritime dans le monde sans s’interroger sur l’origine de ce séisme, et sur ce qui motive les responsables, les houthis. On ne peut pas se contenter de ce qui se répète complaisamment : les folies de misérables terroristes soutenus par l’Iran.
Que l’on cherche un instant sur la Toile et la réalité se fait jour. Est en cause une nation de plus de vingt millions d’habitants, un État religieux, structuré, même s’il n’est pas reconnu par la communauté internationale. Un pays qui n’a rien à perdre étant déjà un des plus misérables au monde (cf. encadré 1).
La communauté internationale voudrait ramener ce pays à la raison, peut-elle espérer y parvenir sans reconnaître son existence, alors qu’il n’a même pas de nom, n’étant désigné que par une expression « les houthis » et sans chercher au à connaître ses motivations, et ses objectifs ?
Le Yémen houthi vaincra
Cette entité s’est donné un nom gagné de haute lutte : la république du Yémen. C’est un État religieux chiite de courant zaïdite, régi par la Charia, après avoir triomphé de la coalition Arabie saoudite/Émirats arabes unis/États-Unis, sûr de lui-même jusqu’à l’irrationalité (cf. encadré 2).
Sur la mer Rouge, la république du Yémen combat « les forces d’arrogance et la tyrannie mondiales représentées par l’Amérique, la Grande-Bretagne et ceux qui ont suivi en orbite régionale et mondiale. Au premier rang Israël depuis l’embrasement de Gaza ». Les Yéménites seront toujours aux côtés de la nation opprimée des Palestiniens et c’est pour les soutenir que l’armée yéménite a pris pour cible en mer Rouge plus de vingt navires commerciaux et de pétroliers liés à Israël2.
Une lutte qui perdurera. Le 8 février, appelant des millions de personnes à se rendre sur les places en solidarité avec le peuple palestinien, le chef de la révolution yéménite, Abdul-Malik Badr al-Houthi déclare « Nos opérations se sont poursuivies cette semaine vers la mer Rouge et le détroit de Bab al-Mandab, et le mouvement des navires liés à Israël est quasi inexistant. C’est un véritable exploit et une véritable victoire3. »
De son côté, le commandant des forces houthies, Mohamed al-Atifi, déclare : « Notre direction révolutionnaire et le conseil politique suprême ont pris toutes les mesures bien étudiées, à la fois proches et lointaines, et nous sommes prêts à une confrontation à long terme avec les forces occidentales4. » La république du Yémen, qui a résisté neuf ans à l’agression militaire américano-saoudienne et émiratie, et au siège qui a créé la pire catastrophe humanitaire provoquée par l’homme, ne se laissera pas dissuader de poursuivre son devoir humanitaire et moral envers le peuple palestinien. « Notre peuple ne connaît pas la capitulation. »
La Chine à l’affût
Conscient du peu de résultats de leurs interventions et de l’impasse où ils se trouvent, les États-Unis, outre l’embargo sur les livraisons de pétroles et la saisie de navires, multiplient les sanctions financières prononcées par le département du Trésor contre les acteurs qui soutiennent les houthis. Des sanctions financières qui vont tourner court, car les entreprises concernées ont accès au yuan, ce qui va permettre à la Chine de se rapprocher plus encore de la république du Yémen.
Des liens qui remontent à loin puisque, après l’Égypte et la Syrie, le Yémen du nord est le troisième pays arabe à reconnaître la Chine.
Des relations qui ne se sont jamais interrompues. Le 30 janvier 2024, le vice-ministre des Affaires étrangères Deng Li recevant Mansour Ali Saeed, son homologue houthi, déclare : « La partie chinoise apprécie grandement que le Yémen, de longue date, soutienne la Chine. Et nous sommes prêts à travailler avec le Yémen pour renforcer nos échanges et notre coopération dans divers domaines, et parvenir à grandement développer les relations entre la Chine et le Yémen5 ». Et de poursuivre : « La Chine est prête à travailler avec la communauté internationale pour que la paix et la stabilité soient rétablies au Yémen. »
La Chine déplore les affrontements en mer Rouge mais se place en position, d’observateur6. Le conflit perdurant, Pékin réprouve ouvertement les frappes anglo-américaines qui n’ont pas été autorisées par le Conseil de sécurité et, sans les condamner, rend abondamment compte des tirs yéménites7.
Elle se trouve encouragée par les États-Unis, conscients des limites de leur engagement en mer Rouge et du peu d’efficacité de leurs représailles, et craignant de se trouver engagés dans un nouveau conflit. Toute honte bue, ils exhortent la Chine à faire pression sur l’Iran pour que soit mis fin aux tirs8.
Ce en quoi, ils sont doublement dans l’erreur. La République houthie est indépendante et fanatisée. Ce ne sera pas avec l’Iran, mais avec la république du Yémen qu’avec l’aval de Washington, Pékin va prendre langue.
C’est un premier rôle au Proche-Orient qui est offert à la Chine et qui va lui permettre de prendre pied au Yémen.
Un grand gagnant, la Chine
D’autant que les Chinois sont persona grata au Yémen. Soulignant les relations de plus en plus étroites entre Pékin et les houthis, l’un des membres du bureau politique, Ali Al-Qahoum, a fait l’éloge de la Chine, déclarant qu’elle « a commencé à jouer un rôle central et à conclure des accords qui rétablissent le calme, la paix et les relations diplomatiques entre les pays de la région9 ».
La Chine va pouvoir se positionner comme un partenaire économique majeur. Que les conflits s’apaisent, et le Yémen voudra nourrir sa population, se reconstruire et se développer économiquement. Elle aura besoin de partenaires, les entreprises chinoises seront là et avec l’exploitation de son pétrole, la Chine va pouvoir lui apporter les milliards de yuans dont il lui faudra alors disposer.
Déjà, en mai 2023, le ministre du Pétrole et des Minéraux, Ahmed Abdullah Dares, a signé un protocole d’accord pour des projets d’exploration pétrolière avec le gouvernement chinois et Anton Oilfield Services Group. Mais en mettant en garde les entreprises pétrolières occidentales contre toute intention de conclure un accord avec le Yémen du Sud, où se situe aujourd’hui le terminal pétrolier du Yémen. Et en révélant ainsi son intention de reprendre le contrôle de l’ensemble de la chaîne pétrolière jusqu’au terminal10.
Rien n’est gratuit, et on peut imaginer que, en récompense de son appui, la Chine puisse demander la création d’un port et de son terminal pétrolier, un point d’ancrage stratégique. Une base militaire à l’extrémité sud du Yémen sur le site de Murad et face à l’île de Mayyun, donnant à la Chine, face à Djibouti, un regard sur les trafics maritimes en mer Rouge et un point de contrôle des flux traversant le détroit de Bab el Mandeb.
Edouard Valensi, Asie21
- If US needs China in Red Sea, it should talk to China nicely, Global Times, 26/01/2023.
- Yemenis acting independently in their Red Sea operations: IRGC Navy chief, IRNA, 29/01/2024.
- Le chef de la Révolution appelle des millions de personnes à se rendre sur les places en solidarité avec le peuple palestinien, 08/02/2024
- Yemen’s Houthis say ready for long-term confrontation with US, Britain in Red Sea? Xinhua, 31/01/2024.
- Vice Foreign Minister Deng Li Holds Talks with Deputy Foreign Minister of Yemen Mansour Ali Saeed Bajas, https://www.fmprc.gov.cn/eng/wjb_663304/zygy_663314/gyhd_663338/202402/t20240201_11237431.html, 30/01/2024.
- Cf. Asie21 n° 180/2024-02 Chine mer Rouge/Etrange stratégie, vraiment ?
- Imperative all parties refrain from any actions that might worsen situation in the Middle East, Global Times, 21/01/2024.
- The U.S. wants China to play a larger role in the Middle East, axios.com, 27/01/2023.
- What is China doing in Yemen?, Emily Milliken, Responsible Statecraft, 13/07/2023.
- Yemen’s Houthi gov’t enters oil exploration deal with China, Middle East Monoitor, 21/05/2023.
Encadré 1
2024 : la république du Yémen
Le Yémen est en perpétuel déchirement depuis plus de cinquante ans. Initialement, deux pays coexistaient sur ce territoire : le Yémen du Nord autrement dit la république arabe du Yémen et le Yémen du Sud sous le nom de démocratie populaire du Yémen. Deux États qui fusionnent en 1990 pour former la république du Yémen, dotée d’une constitution. Une démocratie dans le monde arabe sans doute, mais un État instable qui, à partir des années 2000, est ravagé par les menées des mouvements islamistes, en particulier houthis.
On ne cherchera pas ici quels ont été les épisodes de la guerre civile qui pendant huit ans a opposé un gouvernement à majorité sunnite aux rebelles houthis. Des combattants issus des régions montagneuses pauvres, se réclamant du zaydisme, une branche du chiisme, marginalisés depuis des décennies. Après huit années de combats, l’ONU estime à près de 380 000 le nombre de victimes. 150 000 personnes ont été tuées dans les combats, et 227 000 autres sont mortes de conséquences indirectes du conflit, comme le manque d’eau potable, la famine entretenue et les maladies. Toujours est-il qu’en 2023, ce qui fût le Yémen se trouve divisé entre trois acteurs principaux : le gouvernement internationalement reconnu et le Conseil de transition du Sud (CTS) réunis pour constituer le Yémen du Sud, face aux rebelles houthis que l’on retrouve dans ce qui fut le Yémen du Nord. N’en déplaise à l’Organisation des Nations unies, tandis que le Sud demeure morcelé entre forces loyalistes, séparatistes et diverses tribus, une mosaïque de factions concurrentes, au nord, se trouve un État.
Un État qui, depuis 2014 et la prise de la capitale du Yémen, Sanaa, cherche à prendre forme. Pour rompre le silence qui l’entoure et en discerner la réalité, il est recommandé de parcourir les communiqués de l’agence de presse yéménite, SABA , (https://www.saba.ye/fr), et plus généralement le contenu des sites nord-yéménites obtenus avec le descripteur « site : ye » auquel il est possible d’ajouter les rapports du Conseil de sécurité sur le Yémen.

Le Yémen, pays de la reine de Saba, remonte à loin. Il a compté dans le monde, au XVIIIe siècle, en tant que premier producteur mondial de café, le moka. L’ancienne ville de Sadaa, berceau du zaydisme est inscrite au patrimoine de l’humanité.

Depuis 2016, une autorité politique et religieuse, le « guide de la Révolution ». Abdul-Malik Badruldeen al-Houthi est à la tête de la république du Yémen. Né en 1982, il a étudié le chiisme à Qom. Il a dénié vouloir établir un état islamique, ce dont il a pu être accusé.
À ses côtés, le Conseil politique suprême est une institution exécutive collégiale, composée de dix membres. Son président est le maréchal Mahdi Al-Mashat, président du Conseil politique suprême, commandant suprême des forces armées. Le Conseil politique suprême nomme une chambre parlementaire haute, le Conseil de la Choura, et en aval siège une chambre des députés, a House of representatives dont on constate qu’elle peut interpeller le gouvernement.
La république du Yémen est un état religieux sous le régime de la charia, où l’islam donne « un grand statut aux femmes, les faisant occuper le rang et la position qu’elles méritent ». Un état militarisé dont l’autorité politique n’est pas remise en cause et où la situation sécuritaire est stable. Il est vrai que le régime religieux s’assure de l’adhésion de la population à son idéologie et du soutien populaire à sa cause par des campagnes de persuasion, l’organisation de camps d’été et de cours culturels pour les adultes et les enfants1.
C’est un pays dont l’économie reste dévastée par les conséquences du conflit qui oppose les deux Yémen et les sanctions prononcées par le Conseil de sécurité. Il bénéficie cependant de ressources pétrolières et gazières qui contribuent à une part importante du PIB bien qu’elles restent sous-exploitées. S’y ajoutent des productions agricoles insuffisantes pour nourrir une population en forte croissance. Aux dires de l’Organisation des Nations unies, plus de 80 % de la population a toujours du mal à accéder à la nourriture, à l’eau potable et à des services de santé appropriés.
C’est un État indépendant. Le soutien que peut lui accorder l’Iran, un « pays frère » qui a reconnu les houthis comme l’autorité légitime du Yémen, reste sélectif et mesuré. Pour l’agence Reuters, on ne sait pas exactement quelle est la profondeur de leurs relations, les autorités yéménites affirmant qu’ils sont principalement motivés par des objectifs nationaux. Au demeurant, la géographie impose ici sa loi. Les déserts de l’Arabie saoudite séparent les deux pays. Sanaa est à plus de 1 900 kilomètres du port iranien le plus proche et les deux capitales, Sanaa et Téhéran, sont à plus de 3 000 kilomètres l’une de l’autre. Outre la mer étroitement surveillée, les marchandises et armes de contrebande franchissent la frontière entre le Yémen et Oman dissimulés dans des camions
Une nation toujours au combat, déterminée, invulnérable dans ses montagnes Une république du Yémen qui tire parti de la guerre à Gaza pour imposer sa présence à l’international. Une manière à la fois de s’en prendre aux États-Unis et de se faire reconnaître comme un État.
EV
(1) Report of the Panel of Experts on Yemen’s established pursuant to Security Council resolution 2140.
Encadré 2
Des forces invincibles
C’est pour répondre à des commandements religieux que le pays s’est engagé à soutenir sans faille Gaza. Le 25 janvier, le leader de la révolution, Sayyid Abdul-Malik Badr al-Houthi l’a rappelé : « Notre engagement à soutenir Gaza trouve sa source dans les responsabilités que Dieu Tout-Puissant nous a confiées et sur la conscience de la gravité de la situation et de l’importance d’un engagement solide. Nous affirmons ici que l’engagement du peuple yéménite pour la victoire de la Palestine n’a pas pour origine un vide ou une explosion émotionnelle temporaire, mais la claire conscience des commandements divins, dont le plus important est la victoire de la vérité, quels que soient les sacrifices consentis. Chacun se tiendra devant Dieu pour être interrogé sur ce qu’il a fait pour vaincre cette oppression1 ».
Dans le même esprit, qui touche au fanatisme, les houthis recrutent des enfants pour en faire des combattants, ce que dénonce l’ONU. Les superviseurs houthis recrutent au niveau communautaire des enfants âgés de 13 à 17 ans en usant de contrainte, menaçant les parents et les enseignants, mais également par incitations matérielles. Ils les endoctrinent par des enseignements culturels et religieux fondés sur l’idéologie houthie et leur promettent le martyre2.

On ne sera donc pas surpris par le caractère religieux des communiqués militaires d’Ansarullah : « Au nom de Dieu le Miséricordieux. Dieu Tout-Puissant a dit : « À quiconque se défend après son oppression, j’accorderai protection contre la voie qui lui est imposée. Dieu Tout-Puissant a dit la vérité. […] Dieu nous suffit, et Il est le meilleur arrangeur des affaires, le meilleur protecteur et le meilleur assistant. Vive le Yémen, libre, cher et indépendant3. »
Tel est le contexte, qui sous-tend les opérations militaires. Les tirs contre des navires sont des actes réfléchis d’une nation qui s’affirme indépendante. C’est ce qu’affirme depuis l’Iran le contre-amiral Ali Reza Tangsiri : « Les forces armées yéménites agissent de manière indépendante dans leurs opérations militaires en mer Rouge. Le Yémen est un pays indépendant doté d’une armée forte et d’un leadership fort qui n’est dirigé par aucune partie extérieure4.
Une parole militaire qui conforte la déclaration du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Bagheri Kani : « Le Yémen agit de manière indépendante lors de ses opérations contre les navires liés à Israël en mer Rouge et en mer d’Arabie en raison de la guerre menée par le régime à Gaza. Prétendre le contraire, c’est s’écarter de la réalité. »
Des opérations qui devraient aller s’élargissant. À mesure que les frappes anglo-américaines s’étendent, avec 73 raids visant la capitale yéménite Sanaa ainsi que les provinces de Hodeidah, Taiz, Hajjah et Saada et que des villes se trouvent visées, le Conseil politique suprême du Yémen annonce : « Tous les intérêts américains et britanniques sont désormais des cibles légitimes pour les forces houthies5. » Une confrontation directe avec la coalition est annoncée.
La république du Yémen, tirant les leçons de la guerre révolutionnaire qu’elle a menée contre la coalition soutenue par l’Arabie saoudite et les États-Unis se déclare invincible : « Tous les chefs militaires du monde nous mettaient en garde contre le fait de s’engager dans une bataille sans couverture aérienne […] mais le Yémen a prouvé l’échec de ce concept militaire, et sans couverture aérienne les forces yéménites ont su faire de leur combat un grand succès. »
« Depuis des décennies, on entend parler du croque-mitaine militaire américain et britannique, notamment dans le domaine maritime. La Grande-Bretagne, autrefois décrite comme le maître des mers, ainsi que l’Amérique, sont aujourd’hui dans une confrontation directe et perdante avec les Yéménites. La raison en est que le facteur décisif dans toute bataille c’est l’être humain, et non l’arme. L’être humain armé d’une doctrine de combat correcte et dirigé par une direction nationale vers un objectif noble et élevé. »
Avec cette stupéfiante conclusion : « La question logique, raisonnable et acceptable pour les peuples de la Terre est la désintégration de ces deux pays, qui ont affligé le monde du fléau des guerres et de la destruction, et il est maintenant temps pour eux de boire à la même coupe6. »
EV
- La position yéménite correcte vis-à-vis de Gaza et les conditions de la victoire, telles qu’écrites par les masses, saba.net, 28/01/2023.
- Report of the Panel of Experts on Yemen’s established pursuant to Security Council resolution 2140, 2022.
- Les forces armées ont pris pour cible un navire commercial américain qui se dirigeait vers les ports de Palestine occupée, saba.ye, 31/01/2024.
- Yemenis acting independently in their Red Sea operations: IRGC Navy chief, IRNA, 29/01/2024.
- La désintégration de l’Amérique et de la Grande-Bretagne est une exigence mondiale, saba.net, 29/01/2024.
- Ibid.